8 mois après la remise en eau de la lône de Jonage, le printemps 2025 marque une nouvelle étape où la nature reprend ses droits, et la biodiversité s’éveille au fil de l’eau ! Découvrez le film court qui en résume les premières traces !
Des milieux et habitats très diversifiés
La mise en eau a métamorphosé les paysages. Le long du tracé, la lône présente d’ores et déjà des milieux très diversifiés :
- Des eaux courantes et des eaux stagnantes (plan d’eau, bras mort)
- Une profondeur variant le long du tracé et pouvant atteindre jusqu’à 2m
- Des berges diversifiées (présence de bois mort, pente douce à abrupte…),
- Une luminosité évoluant au gré du tracé (forêt alluviale, clairière)
- L’installation des premières roselières, qui deviendront d’indispensables refuges pour les oiseaux, amphibiens, poissons…
Cette mosaïque de milieux devrait être très favorable à l’installation d’un grand nombre d’espèces. Par ailleurs, les suivis piézométriques (profondeur de la nappe) ont permis de mettre en évidence la réhausse de la nappe, confirmant ainsi l’intérêt du projet, tout particulièrement pour la forêt alluviale Aucun impact négatif n’a été relevé sur la qualité des eaux du captage d’eau potable des Vernes à proximité. Le suivi se poursuit pour confirmer ces premières observations positives.
Les libellules o
nt déjà pris possession de la lône de Jonage. L’association SYMPETRUM assurera un inventaire cet été. L’installation de l’Agrion de Mercure, espèce emblématique du Grand Parc, est très attendue.

Des roselières s’installent sur le plan d’eau.
Celles-ci sont susceptibles d’accueillir de nombreux amphibiens, oiseaux et poissons
Des plantes aquatiques (ici : potamot) colonisent d’ores et déjà les eaux de la lône. Des graines devaient probablement être conservées dans les sols témoignant d’une lône autrefois en eau.

Un programme de suivis écologiques ambitieux
Pour accompagner ce renouveau et suivre à long terme l’évolution du site, un programme de suivis écologiques rigoureux est mis en place en lien avec les associations naturalistes et les partenaires du Grand Parc :
- Un partenariat a été développé avec le Conservatoire Botanique National du Massif Central pour d’une part assurer un suivi des plantes aquatiques et d’autre part apprécier les possibles bénéfices de la mise en eau sur la forêt alluviale.
- Les amphibiens font également l’objet d’un suivi : des grenouilles agiles et des grenouilles vertes ont d’ores et déjà été identifiées.
- L’association SYMPETRUM réalisera des prospections pour identifier les populations d’odonates (libellules et demoiselles). Il n’est pas impossible d’identifier dès cette année l’installation de l’Agrion de Mercure : espèce emblématique du Grand Parc.
- La Fédération de pêche du Rhône réalisera également une pêche d’inventaire pour caractériser les populations de poissons après 1 an de mise en eau.
- De nombreux bénévoles d’associations naturalistes se sont également mobilisés pour prospecter le site et enrichir les connaissances sur le site (LPO : suivi ornithologique, Les Naturalistes Rhodaniens : les papillons de nuit, SFORA : les orchidées).
- Chaque inventaire viendra nourrir une connaissance fine du site et guider les actions de gestion futures. L’ensemble des données sera valorisé en octobre 2025, avec une synthèse intégrant également les résultats hydromorphologiques.

