VNF a réalisé un chantier de sécurisation des berges du canal de Miribel. Première étape engagée en été 2016, la restauration de 250m de berges en rive droite. Deuxième étape la suppression en cours de 400 arbres dangereux sur les deux rives. Explications avec Maryline Revol, responsable de la subdivision de VNF à Lyon et Vincent Prin-Abeil, technicien.

C’est en janvier 2017 que VNF, qui est le gestionnaire du canal de Miribel, a inauguré la première phase de travaux : 250 m de berges restaurées . « Notre objectif était de sécuriser ce linéaire où les crues avaient fortement érodé les berges, mettant en danger la stabilité du chemin de halage et de la voie SNCF toute proche » précise Maryline Revol. Un chantier réalisé en 6 mois, malgré de réelles contraintes. « C’est un secteur très fréquenté, et certains usagers ne respectaient pas les barrières de chantier, chaque lundi, il nous fallait donc sécuriser à nouveau le chantier. Nous avons aussi subi une crue, qui a détruit une partie des aménagements en génie écologique ; nous avons dû les refaire ».

Au delà de sa dimension sécuritaire, cet aménagement permet d’envisager la réalisation de l’Anneau Bleu le long des berges du canal de Miribel pour offrir à terme un bouclage complet avec le canal de Jonage et la continuité de la grande liaison vélo, la viaRhôna, aux abords et dans le Grand Parc.


Abattage des arbres terminés

L’autre chantier piloté par VNF est la suppression des arbres dangereux tout au long des rives du canal. Après avoir établi un diagnostic fin des risques, ce sont 400 arbres qui sont concernés. Là encore, les techniques varient selon l’état de chaque arbre : coupe à ras, maintien d’un tronc de 3 à 4 m pour offrir des espaces propices à la nidification de la faune, ou ébranchage et démontage des arbres pour préserver les arbres environnants. Dans tous les cas les souches sont maintenues en place, car elles contribuent à la stabilisation des terrains.

Une fois ces travaux terminés, VNF a rempli son contrat, dans le cadre du projet de restauration du Rhône. Restent bien sur la veille et le suivi régulier de l’état des berges et du chemin de halage qui lui reviennent. Mais, à terme, la gestion du canal pourrait être confiée à un autre maître d’ouvrage, dont les missions seraient plus cohérentes avec les enjeux de cet ouvrage. Il est vrai que le canal de Miribel n’a jamais été aménagé pour y naviguer !