La gestion du canal de Miribel intéresse de multiples acteurs.
Si le contrat territorial les rassemble pour porter le projet de restauration en cours, il a mis à jour la nécessité d’une clarification des rôles et des attentes de chacun et d’une réflexion prospective. Un exercice complexe mais indispensable.

Un diagnostic partagé

Tous les acteurs concernés à des titres divers par la gestion du canal, l’Etat, VNF, EDF, la Métropole de Lyon, Symalim, les collectivités riveraines de l’Ain, partagent à présent une même analyse.
La répartition des rôles et des responsabilités de chacun est complexe et manque de clarté.
Cet enchevêtrement nuit au bon entretien du canal en conduisant à la dispersion des initiatives.. Dans cet espace se concentrent, en effet, des enjeux de nature sociale, environnementale, de sûreté (alimentation en eau potable) et d’aménagement du territoire (inondations), complexes à concilier.

Le contrat : source d’une nouvelle dynamique

Signé en 2016, le contrat territorial, en fédérant tous ces acteurs autour d’objectifs et d’un programme d’actions, a marqué une évolution positive. L’enjeu aujourd’hui est de mener à terme l’ensemble des actions prévues au contrat dans les temps impartis, ce qui suppose des évolutions dans la gouvernance même du contrat, pour en optimiser l’efficacité. Certaines actions, notamment, pourraient bénéficier d’une maitrise d’ouvrage unique et de conditions de réalisation mutualisées.
Au-delà de l’échéance du contrat, de nombreuses questions se posent : quels moyens seront dégagés pour assurer l’entretien et la sécurisation des aménagements réalisés ? comment seront pris en compte les impacts liés à une fréquentation accrue du site une fois l’anneau bleu réalisé ? quel serait, enfin, la forme et le périmètre possibles d’une structure en charge de gérer globalement le canal ? Les scénarios sont à l’étude et l’analyse d’autres cas, comme par exemple, le Haut Rhône viendront éclairer les décisions à prendre.